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L’importance
d’un comportement admissible
Le besoin du dressage
Il est important
que votre chiot apprenne tôt ce qui est considéré
comme un comportement admissible dans votre maison. Si vous
n’avez pas de succès quand vous enseignez les
règles de base de la maison à votre chien
alors qu’il est jeune, vous vous retrouverez avec
un chien adulte incontrôlable.
Si vous souhaitez
que votre chiot dorme sur son lit ou dans sa cage, imposez
lui cette règle dès le premier jour. C’est
naturel que votre chiot pleure à cause de la séparation
de sa mère ou de ses frères et sœurs.
Une bouteille d’eau chaude, un vieux réveille-matin
avec des aiguilles (qui imite les battements cardiaques
de maman) et beaucoup de soins amoureux lui apporteront
un peu de confort. Assurez-vous que son lit ou sa cage se
trouvent dans un endroit chaud sans courants d’air.
Il y a des gens
qui laissent leur chien dormir sur le divan. D’autres
n’accepteraient pas du tout qu’un chien touche
aux meubles. Décidez tout de suite les règles
de discipline de la maison et faites-les respecter dès
le début.
La même règle
est valable pour la quête de nourriture autour de
la table, le fait de sauter sur les personnes ou tout autre
comportement répréhensible. Si vous ne voulez
pas que votre chiot adopte ces mauvaises habitudes, assurez-vous
qu’il obéisse à vos règles soient
dès le début.
La propreté
: la méthode directe
Apprendre à
votre chiot l’endroit où il doit faire ses
besoins est probablement la partie la plus critique du dressage.
Un chien qui n’est pas propre à l’intérieur
de la maison se retrouve fréquemment relégué
dans l’arrière-cour ou dans un refuge pour
animaux.
La meilleure et
la plus fiable façon de rendre votre chiot propre
est celle de lui offrir des opportunités fréquentes
d’éliminer dans un endroit approprié
et de le récompenser dès qu’il y va.
Pour ce faire, promenez votre chiot en laisse à intervalles
réguliers (au moins à toutes les deux à
trois heures).
La méthode
directe de dressage à la propreté nécessite
que vous soyez à proximité et que vous enseigniez
les bonnes habitudes de vie dès le début.
D’autres méthodes peuvent paraître plus
simples et demander moins de temps. Toutefois la méthode
directe de dressage, toutefois, vous assure une économie
de temps et d’énergies à long terme.
Les chiots requièrent
de plus fréquentes promenades tant qu’ils ne
sont pas capables de contrôler de manière fiable
leurs sphincters. Cela se produit normalement vers l’âge
de cinq mois. La meilleure méthode de dresser votre
chiot à la propreté consiste à le faire
sortir dehors dans les quelques minutes qui suivent chaque
repas, après chaque sieste, et après le jeu.
Ce sont des moments de la journée où l’on
peut prévoir que les intestins et la vessie seront
davantage pleins.
Lorsque le chiot
avale de la nourriture et de l’eau, une vague de contractions
rythmiques se produit le long du système digestif.
C’est ce qu’on appelle le réflexe gastrocolique.
Les contractions sont particulièrement fortes après
avoir mangé, ce qui explique son besoin d’aller
à la selle après le repas. Nourrissez votre
chiot à des horaires fixes et évitez les collations
entre les repas. Le réflexe gastrocolique peut être
influencé par des repas à intervalles réguliers.
Si vous permettez
à votre chiot un accès continu à sa
nourriture et à l’eau, le dressage sera plus
compliqué. Prévenez les «accidents »
entre les repas en faisant sortir dehors votre chiot avant
même qu’ils ne se produisent.
La meilleure chose
à faire c’est de le promener en laisse dans
les quinze minutes qui suivent la fin du repas ou plus tôt.
Amenez-le au même endroit à chaque fois. Si
votre chiot est trop jeune pour être promené
en laisse, transportez-le dehors, dans vos bras, dans un
lieu clôturé et sécuritaire. Restez
proche de lui et jouez avec lui ou flattez-le. Si votre
chiot a de la misère à s’habituer aux
marches en laisse, soyez patients. Évitez surtout
de tirer la laisse et permettez à votre chiot de
prendre son temps.
Si jamais votre
chiot a peur initialement de la laisse, laissez-la accrochée
à son collier à l’intérieur de
la maison, pour de brèves périodes de temps,
sans tirer dessus. Lorsque le chiot se sera familiarisé
davantage avec son collier et sa laisse, prenez des marches
de courte durée à l’intérieur
de la maison avant de passer à l’extérieur.
Des marches en laisse quotidiennes l’aideront à
garder de bonnes habitudes concernant sa régularité
d’évacuation sa vie durant.
Lorsque le chiot
se prépare à éliminer, commencez à
utiliser un mot clé ou une phrase qu’il associera
vite avec l’acte d’éliminer (par exemple
« vas-y » ou « fais pipi »). Utilisez
toujours un ton de voix doux et enjoué. Cela apprendra
au chiot à évacuer sur demande. De cette façon
vous ne gèlerez pas inutilement lors d’une
nuit froide d’hiver pendant que le chiot cherche tranquillement
son petit coin. Félicitez-le immédiatement
une fois la tâche accomplie. L’encouragement
instantané est nécessaire pour que votre chiot
associe l’éloge avec le fait d’éliminer
dehors.
Le dressage
au papier journal : oubliez ça!
Contrairement à
l’opinion populaire, le dressage avec le papier journal
n’est pas une bonne méthode de dressage à
la propreté. Cette méthode encourage le chiot
à éliminer sur des feuilles de papier journal
parsemées sur le plancher, dans un endroit désigné
de la maison. Cela peut susciter plusieurs problèmes.
Le premier est lié au fait que vous pourriez confondre
votre chiot en lui enseignant deux fois ce qu’il pourrait
apprendre une seule fois. En effet, si le chiot a appris
à éliminer sur les journaux, il doit ensuite
être dressé à nouveau pour éliminer
dehors.
Le deuxième
problème avec la méthode du papier journal
est lié au fait que vous enseigniez involontairement
à votre chiot qu’il est acceptable d’éliminer
à l’intérieur de la maison. Bien que
des chiots éliminent sur le papier, beaucoup d’autres
« dépassent » les limites prévues
pour eux. Vous pourriez penser que votre chiot comprend
clairement qu’il devrait faire ses besoins sur le
papier. Au contraire, il pourrait apprendre qu’il
lui est permis d’éliminer partout dans la pièce,
et ainsi salir différents endroits inacceptables
de votre maison.
Entraînement
à la cage
C’est la
méthode la plus simple et la plus efficace de dressage.
De plus, il apprendra que la cage représente son
coin spécial, sa tanière, loin de tous les
stress du « monde extérieur ». Les chiens
entraînés à la cage ont tendance à
être plus assurés et à avoir moins de
problèmes comportementaux plus tard dans la vie.
Commencez en choisissant
une grandeur de cage qui logera votre chien à sa
taille d’adulte: il devrait être capable de
rester débout confortablement et changer de position.
Si vous achetez une cage pour un chiot de grande race, vous
pouvez aussi décider d’avoir plusieurs cages
de grandeurs diverses pour mieux accueillir votre chiot
grandissant. Si vous décidez d’en acheter qu’une
pour sa taille d’adulte, vous pouvez diviser l’espace
inutilisé et agrandir l’espace disponible au
fur et à mesure que le jeune chien grandit. Vous
pouvez nous consulter afin de prévoir la taille de
votre chien à l’âge adulte.
Pour que votre
chiot s’habitue à la cage, il faut qu’il
l’associe à des choses positives, comme la
nourriture ou un abri sécuritaire. Laissez la porte
ouverte de la cage jusqu’il ne manifeste plus de signes
de crainte. Recouvrez une partie du fond avec un petit tapis
(genre toison synthétique ou en polar) ou une couverture
confortable et facilement lavable à la machine. Jouez
avec votre chiot, lancez-lui ses gâteries et ses jouets
favoris dans la cage. Dites « au lit » ou «
dans la cage » ou choisissez d’autres mots afin
que le chiot associe ces derniers avec le moment d’aller
se coucher.
Placez la bouffe
et l’eau dans la cage pour encourager votre chien
à la considérer comme un endroit sécuritaire.
Ceci diminuera aussi les chances que votre chien fasse ses
besoins dans la cage. Lorsque le chiot entre dans la cage
à l’heure du repas sans hésitation,
fermez doucement la porte pendant qu’il mange. Gardez
la porte fermée pour des périodes de plus
en plus longues. Faites sortir le chiot lorsqu’il
est calme et tranquille. Finalement vous serez capables
de laisser votre chiot dans la cage jusqu’à
quatre heures, mais pas plus longtemps sauf pendant la nuit.
Ne jamais laisser
sortir le chiot de sa cage dès qu’il pleurniche,
il jappe ou gratte à la porte. Ça lui apprendrait
une mauvaise habitude. Faites-le sortir seulement lorsqu’il
est calme et tranquille.
Sitôt après
avoir ouvert la cage, amenez votre chiot directement à
l’extérieur à l’endroit choisi
(par vous) pour faire ses besoins, et laissez-le là.
il fera Il fera probablement ses besoins tout de suite.
Récompensez-le généreusement par la
suite.
La cage est le
coin intime de votre chien où il ne devrait jamais
être dérangé ni menacé. La cage
ne doit pas être reliée à la punition
car votre chien l’évitera. Encouragez-le plutôt
à utiliser la cage comme un endroit de repos. Lorsque
le chiot est prêt pour un somme, placez-le dans la
cage avec ses jouets préférés. Ne jamais
placer votre chiot dans la cage ou essayer de le faire sortir
de là lorsque vous êtes fâchés.
N’essayez pas de l’attraper et de le tirer en
dehors de sa cage.
Au départ,
certains chiots ne tolèrent pas l’entraînement
à la cage. Ils deviennent très agités
et expriment vocalement leur déplaisir pendant de
longues périodes de temps. Si le chiot proteste pendant
qu’il est fermé dans la cage, n’allez
pas le voir pour le réconforter, car vous allez encourager
un comportement indésirable pour attirer l’attention,
tel que le pleurnichement ou l’aboiement. Attendez
quelques instants, jusqu’à ce qu’il soit
calme et tranquille, avant d’aller vérifier
que tout soit en ordre. De cette façon vous n’encouragerez
pas un comportement indésirable et vous n’annulerez
pas l’utilité potentielle de la cage. Si les
contestations de votre chiot vous semblent être excessives
ou intolérables, vous devriez préférer
la méthode directe de dressage. La méthode
d’entraînement à la cage pourrait alors
être abandonnée temporairement.
Il est inutile
de punir votre chien à n’importe quel âge
pour des « accidents » qui se produisent dans
votre maison, sans que vous n’en soyez témoins.
Pour être efficace la punition (et la récompense,
dans ce cas-ci) doit suivre immédiatement l’acte
de votre chien. La punition est inefficace à moins
qu’elle soit donnée immédiatement (dans
les trois secondes) après le « crime ».
Aussi frustrés que vous le soyez, nettoyez le dégât
et concentrez vous sur les étapes à suivre
pour en prévenir d’autres.
La méthode
dite du « cordon ombilical »
Il est mieux d’utiliser
cette méthode de dressage conjointement aux autres
techniques décrites ci haut. Attachez votre chiot
à une longue laisse qui est accroché à
votre poigné ou à votre taille. Ça
lui permettra une certaine liberté, mais en même
temps vous permettra de le surveiller constamment. Le chiot
ne peut pas errer ici et là sans qu’il arrive
un « accident » inaperçu. De cette manière
vous pourrez anticiper le besoin du chiot d’éliminer,
en le sortant directement dehors.
Cette méthode
peut être appliquée en tant qu’alternative
à la réclusion nocturne dans la cage ou à
l’isolement dans une autre pièce de la maison.
Vous pouvez attacher la laisse de votre chiot à votre
lit pendant la nuit. Bien que certains chiots puissent avoir
des « accidents » à l’endroit où
ils dorment, ils seront moins anxieux auprès de leurs
maîtres, et ceci pourra influencer positivement leur
comportement.
Vous pouvez également
laisser dormir le chiot dans sa cage à côté
de votre lit (le premier soir) et à chaque soir vous
pourrez l’éloigner de quelques pas jusqu’à
arriver à l’emplacement choisi.
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